09.04.2008

UE et URSS

26.03.2008

Chez nous soyez reine

Chers amis, chers pèlerins,

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Nous sommes maintenant à 44 jours du Pèlerinage de Chartes qui nous conduira de Notre dame de Paris à notre Dame de Chartres. Pour beaucoup, vous connaissez le thème du Pèlerinage, que l'on peut voire sur le site de Notre Dame de Chrétienté : « Chez nous soyez Reine ». Mais avons nous réfléchis à ce thème, ou nous sommes nous simplement contenté d'admirer l'affiche.

 

Chez nous Soyez Reine : Marie, reine de nos Cœurs ; reine de nos cœurs, parce qu'elle est le guide qui il y a 150 ans apparut à une jeune bergère de Lourdes, Bernadette Soubirou pour nous dire de faire pénitence, reine de nos cœurs, parce qu'au début du XXème siècle elle encouragea les enfants de Fatima à la prière, et en particulier à la récitation quotidienne du chapelet, enfin reine de nos cœurs, parce que le jour où nous nous présenterons devant Dieu, elle sera notre avocate.

Mais que faisons nous dans la vie de tout les jours pour donner cette place à Marie. Sommes nous des catholiques à temps partielle qui nous contentons de la messe du dimanche et disons le Rosaire trois fois par ans, le WE de la Pentecôte dans le meilleur des cas, ou pratiquons nous le chapelet, comme Elle l'as demandé aux enfants de Fatima : « Que l'on continu toujours à réciter le chapelet tous les jours »(apparition du 19 août 1917).

 

Chez nous soyez Reine : C'est aussi Marie, Reine de France, parce que la France lui a été consacré par Louis XIII en remerciement de cet enfant qu'il espérait tant, parce qu'elle l'as rappelé en 1914 en apparaissant à Marie France, à Notre Dame des Armées (Versailles), lui disant : « Je chérie tout particulièrement ta chère patrie ».

Mais agissons nous pour donner à Marie cette première place en France? Rendons nous un culte publique à Marie lors de Pèlerinage et de procession, ou faisons nous preuve de respect humain et nous cachons nous pour prier ? Combien de fois avons nous laissé insulté Marie par des gens qui ne se rendaient même pas compte de ce qu'ils faisaient ?

 

Chez nous soyez Reine ; Marie, Reine du monde, de ce même monde qui fait la promotion de la culture de mort du libéralisme moral. La Ste Vierge est l'avocate du monde auprès de son Fils « J'adresse un pressant appel à la Terre... » dit elle à la Salette ; que faisons nous pour répondre à cet appel ? Nous devons lutter par la prière et l'apostolat à notre niveau pour rendre à Marie le culte qui lui est dû.

 

C'est pour cela que j'ai posé précédemment cet article sur l'engagement chrétien ; Parce que le Monde va mal, qu'il va contre ce que Dieu, par l'intermédiaire de sa Mère nous demande de faire, nous devons nous engager pour promouvoir le règne de Notre Seigneur et de sa Mère. Disons le Chapelet, le rosaire pour ceux qui le peuvent, ne renions pas notre foi quand nous sommes dans le Monde, et au contraire, évangélisons les gens avec qui nous sommes en contact, et nous aurons fait notre possible pour que le « Chez nous soyez Reine » ait un sens.

25.03.2008

Plaidoyer pour un engagement chrétien dans la cité

Trouvé sur le blog HERMAS :

Il est habituel d’entendre ce genre de remarque dans les milieux catholiques : tout se délite, mais que faire ? Vient un conférencier, qui expose des principes de discernement, sur la politique et la morale. On l’écoute patiemment, mais on l’attend finalement sur ceci : va-t-il, oui ou non nous dire quoi faire, quoi entreprendre pour que cela change enfin ? Sinon, chacun repart un peu déçu, comme si les analyses présentées n’avaient servi de rien et comme s’il n’appartenait pas à chacun, au bout du compte, de réfléchir à ce qu’il doit faire et de se déterminer à l’action.


C’est que chacun voudrait croire à la magie. La société n’est pas en bonne santé, certes, l’avenir de nos enfants en est hypothéqué lourdement. Nous voudrions conjurer cela d’un trait, par une formule efficace qui nous serait donnée par autrui. Or la formule, cette formule-là, n’existe pas. Il n’y a que des actions. Des actions ponctuelles, parfois modestes, mais des actions continuées, persévérantes, longanimes qui peuvent engendrer des changements dans le sens que l’on souhaite. Des actions portées, d’abord, sur des prières que nous omettons de prononcer. Tout cela, prières et actions ne nous paraissent pas, paradoxalement, assez réelles. Nous voudrions du spectaculaire, du définitif, de l’évidence dans l’action entreprise et le résultat immédiatement entrevu.


Les choses humaines, cependant, ne fonctionnent pas ainsi. Il faut compter avec leurs lourdeurs, avec la liberté des autres, avec le péché et ses résistances. Le réel est dense, comme une pâte sur laquelle il faut venir et revenir, et tourner, et travailler avec courage, sans se lasser jamais.


Veut-on agir aujourd’hui pour de bon, pour de vrai ?


• D’abord, pour agir, il faut savoir où l’on va. Si l’on est sincère dans ce désir de changement, alors il faut commencer par se former. Les instruments ne manquent pas, qui sont à portée de chacun : le Catéchisme de l’Eglise catholique et le Compendium de doctrine sociale en sont d’excellents. Chaque catholique devrait les avoir à portée de main. Quand une difficulté se présente, ayons d’abord, avant d’émettre des hypothèses ou des opinions, le réflexe de nous y reporter. Puisque c’est essentiellement comme catholiques que nous voulons agir, notre propre réflexion n’en sera que plus nourrie.


• Ensuite, il ne faut pas agir seuls. Les enjeux sont trop lourds. Il existe des associations catholiques ou des groupes qui fédèrent les efforts que nous souhaitons voir mis en œuvre. Alors épaulons-les. Nous faisons souvent ici écho aux Associations familiales catholiques (A.F.C.). Elles ont une audience nationale, et une influence sur les pouvoirs publics. Adhérons-y. Pourquoi devrait-on rougir de susciter ou d’encourager de la sorte un lobbying catholique ? Cela fait partie de la vie de la cité. L’équation sociale est très simple : là où nous ne sommes pas, LA OÙ VOUS N'ÊTES PAS, ce sont d’autres qui occupent le terrain. Pourquoi ne pas le dire aussi : aidez-nous si vous le pouvez, faites-nous connaître, proposez-nous d’éventuelles contributions écrites, apportez-nous des informations utiles, comme d’aucuns le font déjà.


• Ensuite, il faut saisir les opportunités de l’actualité. Les “opportunités” ; pas les échecs constatés, pour en gémir. C’est trop tard. Quand un débat est lancé, montons au créneau. Soutenons nos évêques ou nos prêtres lorsqu’ils se font entendre ; encourageons-les ou interrogeons-les s’ils ne le font pas. Ces débats, aujourd’hui, peuvent être décisifs pour notre société. Agissons auprès de nos élus, de nos députés en particulier, quand il est encore temps de le faire, c'est-à-dire longtemps à l'avance, sachant qu’aux dires de ceux qui en ont l’expérience, ces derniers sont généralement beaucoup plus attentifs à ce genre de sollicitations qu’on ne le prétend. C’est l’occasion aujourd’hui ou jamais, à propos des débats relancés sur l’euthanasie. Les positions de l’Eglise universelle sont très claires et très argumentées sur ce chapitre, et nous tracent une ligne de conduite non moins claire. Alors écrivons à nos députés, qui auront probablement à se prononcer à nouveau au Parlement sur cette question, pour leur manifester courtoisement mais fermement que nous conditionnerons nos votes futurs à leur engagement parlementaire à venir. En un mot, jouons pleinement notre rôle de citoyens chrétiens.


• Enfin, il faut prier pour soutenir tout cela, et la réflexion, et l’action. Ce n’est pas pour apporter un point d’orgue pieux à ce propos que nous le soulignons. On ne se convainc pas assez de ce que la prière est efficace. Elle est en nos mains pour contribuer à l’efficacité de ce que le Sauveur nous a demandé d’être : sel de la terre.


« Ne disons donc pas : “Que nous ayons prié ou non, ce qui devait arriver arrivera” : ce serait aussi absurde que de dire : “Que nous ayons semé ou non, l’été venu, si nous devons avoir du blé, nous en aurons”. La Pro­vidence porte non seulement sur les résultats, sur les fins, mais aussi sur les moyens à employer, et elle sauvegarde la liberté humaine par une grâce aussi douce qu’elle est forte, “fortiter et suaviter”. “En vérité, en vérité, je vous le dis, ce que vous demanderez à mon Père en mon nom, Il vous le donnera”. La prière n’est donc pas une force débile qui aurait son premier principe en nous. La source de son effica­cité  est en Dieu et dans les mérites infinis de Jésus-Christ. C’est d’un décret éternel de Dieu qu’elle des­cend, c’est de l’amour rédempteur qu’elle provient, c’est à la miséricorde divine qu’elle remonte. (…) Bien loin de s’opposer au gouvernement divin, la prière coopère ainsi à ce gouvernement. Nous sommes deux à vouloir, au lieu d’un ; cette âme pécheresse pour laquelle nous avons longtemps prié, c’est Dieu qui l’a convertie, mais nous étions l’associé de Dieu, et de toute éternité il avait décidé de ne produire en elle cet effet salutaire qu’avec notre concours » (R. Garrigou-Lagrange, O. P., “l’efficacité de la prière”, in Revue des Jeunes, 10 juillet 1923).


Sortons donc de nos torpeurs, de nos lassitudes, de nos habitudes. Pensons à prier en famille chaque jour pour nos gouvernants, remettons en Dieu notre réflexion, nos décisions, nos initiatives nécessaires, avec cette certitude, ferme, fière et responsable que nous pouvons tout en Celui qui nous fortifie. Le Christ ressuscité,  qui a vaincu la mort, ne nous a-t-il pas rappelé qu’un père ne donne pas une pierre à qui lui demande un pain ?

 

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